vendredi 5 août 2016

Victoire sur la mort



« SEIGNEUR, tu es mon Dieu ; je t’exalterai, je célébrerai ton nom, car tu as réalisé des projets étonnants, depuis longtemps fermes et solides. Car tu as réduit la ville en un tas de pierres, la cité forte en un monceau de ruines ; le palais des étrangers a disparu de la ville, jamais il ne sera rebâti. C’est pourquoi le peuple puissant te glorifie, la ville des nations brutales te craint. Car tu as été une forteresse pour le faible, une forteresse pour le pauvre dans la détresse, un abri contre l’averse violente, un ombrage contre la chaleur ; car le souffle des brutes est comme la pluie battant un mur. Comme tu domptes la chaleur sur un lieu desséché, tu as dompté le vacarme des étrangers ; comme la chaleur est étouffée par l’ombre d’un nuage, ainsi l’a été le chant des brutes. Le SEIGNEUR des Armées fera pour tous les peuples, dans cette montagne, un banquet de mets succulents, un banquet de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. Dans cette montagne, il anéantira le voile qui voile tous les peuples, la couverture qui couvre toutes les nations ; il anéantira la mort pour toujours ; le Seigneur DIEU essuiera les larmes de tous les visages ; il fera disparaître de toute la terre le déshonneur de son peuple — c’est le SEIGNEUR qui parle » (Esaie 25) .

Déjà en Christ, en Cana, et tout au long de son ministère, cette prophétie s’accomplit. Nous en verrons le plein accomplissement au ciel. 

mercredi 13 juillet 2016

Regard fixé sur Jésus


« Or la foi, c’est la réalité de ce qu’on espère, l’attestation de choses qu’on ne voit pas (Hé 11.1)…
C’est selon la foi que tous ceux-là sont morts, sans avoir obtenu les choses promises ; cependant ils les ont vues et saluées de loin, en reconnaissant publiquement qu’ils étaient étrangers et résidents temporaires sur la terre. En effet, ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu la nostalgie de celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais en fait ils aspirent à une patrie supérieure, c’est-à-dire céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu ; car il leur a préparé une cité » (11.13-16).

Dieu a préparé une cité céleste à des personnes comme Abraham. Certains ont accepté de grandes bénédictions, temporaires, d’autres, se sont privés de bénédictions (11.35). Étant environnés d’une telle foule de témoins, qui doivent probablement nous observer et désirer nous encourager, nous devons nous débarrasser de tout fardeau et tout péché qui nous enlace si facilement (12.1). Nos yeux doivent se fixer sur Jésus. Il est le pionnier, Celui qui initie notre foi et qui L’apporte à son accomplissement.

En effet nous nous sommes approchés de la montagne de Sion, la Jérusalem Céleste…, les esprits des justes portés à leur accomplissement (12.22).
Sans négliger les choses de cette terre, il nous faut chercher en priorité les choses d'En-Haut, là où Christ est assis à la droite de Dieu (Co 3.1).   

vendredi 3 juin 2016

L’unique Évangile (version 2)



Je médite ces dernières semaines sur l’Épître aux Galates en cherchant à m’en imprégner et à la mémoriser. Je lis quelques commentaires aussi.
Comme plusieurs des lettres clés de l’apôtre Paul, elle aborde cet unique Évangile qui nous présente la grâce de Dieu délivrant l’être humain du « péché ». Jésus-Christ est Celui qui s’est donné lui-même pour nos péchés afin de nous arracher du « présent âge mauvais » (1.4). Cette Bonne Nouvelle a été malheureusement altérée chez ces chrétiens de Galatie par de faux prophètes ou docteurs.

Paul prend un ton très solennel pour mettre en garde ceux qui osent toucher au cœur de cette Bonne Nouvelle : « Eh bien, si quelqu’un - même nous, même un ange du ciel - vous annonçait un message différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Je l’ai déjà dit et je le répète maintenant : si quelqu’un vous prêche un autre message que celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! » (1.8-9).

Il faut prendre le temps de lire et méditer la portée de cet Evangile. Je donne quelques facettes simplement :
  • Il nous déclare juste aux yeux de Dieu sans les œuvres de la loi, mais uniquement par la foi en Christ (2.16) ;
  • Il nous unit au Christ pour obtenir cette justification (2.17) ;
  • Il nous délivre du régime de la loi en nous plaçant sous le régime de la grâce (2.19 ; 3.23-25 ; 5.1-5) ;
  • Il nous rend participant de la mort et de la résurrection par la vie de l’Esprit en nous (2.20-21 ; 3.14 ; 4.6-7) ;
  • Il nous adopte pleinement comme fils (3.26) et nous délivre de l'esclavage (4.1-4) ;
  • Il nous arrache aux puissances spirituelles démoniaques, appelées par Paul, rudiments du monde (4.3, 8-9) ;
  • Il nous arrache aux puissances de « l’égocentrisme et du moi », ce que Paul appelle la chair (2.20 ; 5.16-25) ;
  • Il nous donne de porter le fruit de l’Esprit (5.22)...
Les notes de la traduction œcuménique de la Bible (édition intégrale de 1973), plutôt sceptique en matière d’inspiration divine, écrivent dans l’introduction : « L’Épître aux Galates interpelle les chrétiens de tous les temps ; elle interpelle aussi l'Église. Le chrétien est-il le vrai croyant, un homme que sa foi libère de toute peur ? L'Église n’est-elle pas encore dans la situation historique des Galates ? Certes, il n’y a plus de judaïsants, et les chrétiens n’ont plus peur de partager la vie et la table des païens. Mais les institutions de l'Église n’enferment-elles pas trop souvent les chrétiens dans des frontières où ils sont sûrs de leur salut, où ils sont fiers de pratiquer la loi du Christ, réduite à un moyen d’être en règle avec Dieu ? L'Église qui a commencé à la Pentecôte par l’Esprit ne peut pas prétendre trouver sa perfection grâce à des œuvres et à des structures « charnelles » ; autrement, elle asservirait les hommes, au lieu d’être l’éducatrice de leur foi et de leur liberté de fils de Dieu.
L'Eglise est donc invitée à se demander si ses institutions ont pour but la formation d'une communauté dont l'unité s'enracine dans l'unique Évangile 
».
Que Dieu nous donne la grâce de saisir cette Bonne Nouvelle. 

mercredi 4 mai 2016

Le sens de la vie



N’est-ce pas la question fondamentale de l’existence ?

D’abord il faut s’entendre sur le mot « sens ». Généralement on lui attribue deux significations quand on l’applique à « la vie ». Premièrement celle d’une direction, comme dans « le sens de la circulation ». Ensuite celle de « signification », pourquoi notre vie ? que signifie-t-elle ? si sens il y a.

Il faut reconnaître que les réponses varient énormément d’un groupe culturel à l’autre, d’une époque à l’autre, même si des grands axes peuvent être tracés. L’une des données essentielles qui nous manque est la destinée de nos vies, ou, dit autrement : Qu’y a-t-il après notre mort ? Sans résoudre cette énigme, il est impossible de comprendre la direction de nos vies, ni sa signification. Nous partons au moins d'une certitude : personne n'échappe à la mort.  

Récemment, j’ai eu une image marquante. Je voyais notre parcours terrestre semblable à celui d’un groupe d’enfants dans une cour d’école maternelle. Ils étaient livrés à eux-mêmes pendant une longue récréation. Les uns jouaient dans un bac à sable, d’autres sur un toboggan, d’autres se cherchaient querelle. Ils comprenaient tous, plus ou moins, qu’ils ne resteraient pas dans cette école, mais à un moment ou un autre, on viendrait les chercher, un par un, sans les prévenir, pour passer par un tunnel sombre. Aucun adulte ne leur avait expliqué ce qui se passait exactement. Plusieurs enfants affirmaient qu’il n’y avait plus rien après ce passage, d’autres insistaient de ne pas s’en préoccuper, l’important c’était de profiter du présent. D’autres avaient toutes sortes d’idées, à qui se montraient le plus convaincant. L'ignorance de ces enfants me rappelait l'incapacité de l'être humain à connaitre la prochaine étape de son existence, c'est-à-dire, l'entrée dans « l’au-delà ».

Il ne nous est pas donné d’avoir des certitudes absolues sur ce grand passage. Nous pouvons avoir des intuitions, des suppositions, des convictions forgées par notre éducation ou le hasard de nos rencontres. Néanmoins, notre Occident, qui a envahi une grande partie du monde contemporain, s’est construit autour d’une forte spiritualité héritée de la Bible. Une partie grandissante s’en détourne en suivant les discours persuasifs de quelques « enfants de la cour maternelle ». Par une pseudo Science idolâtrée, ils affirment qu’il n’y aurait rien après ce passage, ou, avec des discours spirituels caressant l’égo, ils donnent de fausses espérances sur l’éternité. Je constate de plus en plus, que derrière cette idolâtrie, il s’agit de celle de l’Homme au dépend de Dieu.

Avec ce manque de certitude absolue, il est impossible d'avoir la clé pour saisir le sens de la vie. Nous sommes placés devant une sorte de « pari pascalien » qui déterminera le sens de notre vie. Si Dieu n’existe pas, alors il faudrait assumer les conséquences : la dignité humaine n’est qu’un a priori. Le 20e siècle a montré par les deux régimes politiques les plus anti-Dieu (communisme et nazisme) où va le sens de l’histoire et de la vie dans la négation de Dieu. Si Dieu existe, et si, chose beaucoup plus délicate, on prend au sérieux l’enseignement de Celui qui se présente lui-même comme l’unique chemin qui mène au Père, alors notre vie prend une autre orientation.

Pour ma part, j’ai fait le choix décisif de me tourner vers le Christ qui affirme : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit en celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle ; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jn 5.24) ou encore : « Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jn 11.25-26)

Pour plus d’éléments je recommande la conférence du professeur Henri Blocher sur le sujet, éventuellement celle que j’ai donnée à Guingamp en 2013.



mardi 12 avril 2016

Sur la terre comme au ciel


Je découvre un peu plus ces derniers mois à quel point la "méditation" des choses d'En-Haut transforme ma perspective du quotidien. Je vous propose de faire une petite visite avec moi dans les réalités célestes révélées à travers la Bible, notamment par un extrait de l'Apocalypse. Je reprends, avec une légère adaptation, un article que j'avais rédigé pour la revue Servir en l'attendant en janvier 2003.

Les trois chants d’Apocalypse 5

Dans les chapitres 4 et 5 de l’Apocalypse, Jean nous livre une vision éblouissante du ciel, du lieu d’où gouverne le Seigneur de l’univers. Ces textes représentent l’un des sommets de la louange et de l’adoration dans la Bible, notamment les trois chants d’Ap.5.7-14.

Les circonstances de ces chants

Après sa vision du Trône, l’apôtre voit un livre scellé par sept sceaux. Nul n’est trouvé digne de l’ouvrir, même parmi toutes les créatures célestes. Seul le lion de Juda (appelé aussi le rejeton de David, l’Agneau égorgé) est désigné pour cela. A cause de son sacrifice, le Christ peut ouvrir et briser les sceaux du livre mystérieux. Il s'agit probablement de "l’Histoire" ou des plans de Dieu révélés et exécutés.

1) Le chant des quatre êtres vivants et des vingt-quatre anciens (v. 9-10)

Les quatre êtres vivants rappellent les chérubins d’Ezéchiel 1 et 10. Les vingt-quatre anciens évoquent deux fois le nombre douze, et font probablement référence aux douze tribus d’Israël et aux douze apôtres, représentant le peuple de Dieu.
Les êtres vivants et les anciens se prosternent aussitôt que l’Agneau s’avance pour recevoir le livre : « Ils chantaient un cantique nouveau : Oui, tu es digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux, car tu as été mis à mort et tu as racheté pour Dieu, par ton sang répandu, des hommes de toute tribu… Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres au service de notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Ap 5.9-10)
Ce chant nouveau qu’ils entonnent, a probablement un rapport avec la nouvelle alliance scellée par le sang de Christ.
Notons que le rachat (du verbe agorazô, avec le sens premier d’acheter sur la place de marché) a été réalisé pour Dieu. Il ne s’agit pas simplement d’un « petit salut » pour notre bien-être, mais de l’appartenance pleine et entière à Dieu lui-même.
Ce salut atteint toute l’humanité – au moins ceux qui l’accueillent – et fait des «rachetés» un peuple de rois, ou un « royaume » selon les manuscrits. Ceux-ci sont appelés à régner sur la terre au service de Dieu (peut-être est-ce la nouvelle terre ?)
L’Agneau a aussi fait de nous des prêtres, insistant probablement sur notre accès direct à Dieu et sur le ministère qui nous est confié dans la prière aujourd’hui. Les coupes d’or pleines d’encens représentent d’ailleurs la prière des saints (v. 8).

2) Le chant des myriades d’anges (v. 11-13)

Le cercle est désormais élargi. Des créatures précédentes proches du Trône, nous passons à l’armée céleste, à ces millions de millions d’anges (Semeur) : « Ils disaient d’une voix forte : II est digne, l’Agneau qui fut égorgé, de recevoir la puissance, la richesse et la sagesse, la force et l’honneur et la gloire et la louange. » (v. 12)
Notons que cette prière de louange désigne à nouveau « l’Agneau immolé ». Cet adjectif « immolé » utilisé 9 fois dans le NT, dont 8 dans l’Apocalypse, évoque la boucherie, un animal égorgé ou un carnage humain. Ces mots nous renvoient à la folie meurtrière qui s’est abattue sur le Christ à la croix ainsi qu’à l’Agneau pascal, au sacrifice sanglant expiatoire de celui qui ôte le péché du monde (Jn 1.29).
Un contraste étonnant apparaît entre la faiblesse et la grandeur de la victime. L’agneau égorgé est celui qui est digne de recevoir la puissance…
Les sept qualificatifs de l’Agneau précisent un des aspects fondamentaux de la louange : dire, exprimer, chanter (pas seulement du bout des lèvres) la grandeur, la gloire de notre Seigneur Jésus.

3) Le chant de toutes les créatures de l’univers (v. 13-14)

Le cercle s’élargit une dernière fois dans cette scène. Désormais, tous les êtres créés s’unissent d’un même cœur pour chanter la louange non seulement de l’Agneau, mais aussi du Père : « Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers, je les entendis proclamer : A celui qui siège sur le trône et à l’Agneau soient louange et honneur, gloire et puissance pour toute éternité », (v. 13)
Ce verset est probablement le point culminant de cette scène. Avant que les sceaux ne soient brisés, toutes les créatures louent et adorent. Une expression est ajoutée, que nous redisons parfois machinalement : « pour les siècles des siècles ». Ces mots nous laissent sans voix devant la gloire éternelle du Père et du Fils. Si nous les recevons dans la foi et l’écoute, ils nous encouragent à nous prosterner à notre tour et à adorer.

Et notre quotidien

Nous sommes transformés par ce qui est l'objet de nos méditations. Nos vies, quelques soient les circonstances, devraient refléter des aspects de ces scènes célestes comme par anticipation de la victoire définitive de l’Agneau. La reconnaissance à Dieu pour son salut éblouissant naît spontanément en se mettant à l'écoute attentive de sa Parole. Nous sommes encouragés chaque jour à nous offrir, nous consacrer à nouveau à Celui qui est assis sur le Trône et à l’Agneau immolé.